
Dans beaucoup de religions, après la mort vient une nouvelle existence faite de joies ou de remords. La récompense ou la punition …un destin décidé unilatéralement par un Dieu autoritaire, vengeur ou infantilisant.
Ou alors, une perspective proposée à chacun pour le rendre plus docile, pour lui faire accepter les injustices de la vie…etc…
Personne n'étant jamais revenu pour raconter « la suite », les « prometteurs » utilisent l'argument indiscutable de la « foi » pour convaincre les « écoutants perméables » et maintenir leurs effectifs qui auraient tendance à diminuer lorsque la science apporte quelques explications « aux mystères… »
Les anciens marquisiens n'étaient pas manipulés par les mêmes « promesses naïves » puisqu'ils savaient que l'au-delà allait leur apporter les mêmes injustices que la vie terrestre. En effets, le « paradis marquisien » était constitué de trois étages et si les « taua » allaient dans la sphère luxueuse des chefs, l'humain de base partait pour l'éternité dans un « espace humide rempli de vermine »

Il y avait beaucoup de cruauté dans la société tribale. La fête était permanente, mais il fallait être dans le bon registre social. Ainsi, les handicapés qui étaient promis au sacrifice subissaient de nombreuses agressions…pour les « habituer à leur destin inévitable »

On peut penser que cette vision terrible de l'au-delà explique la crainte réelle que les vivants avaient de leurs proches devenus « vehine ae » (fantômes) car ces vallées où les ancêtres évoluaient en criant la nuit…auraient dû être des lieux de retrouvailles…
Les vivants avaient tellement peur de ces esprits qu'ils les flattaient avec des offrandes et évitaient surtout de les vexer.
Deux personnages célèbres « reposent » aux Marquises; tous les deux pensaient que rien n'existe après la mort…







