
Vivre dans une île, une « vraie », coupé du monde,même si internet diffuse les nouvelles couleurs d'un monde en évolution, c'est faire de soi « un être endémique »
Et dans un cadre social endémique, les sujets ont des préoccupations endémiques.
Un ami enseignant que j'interrogeais il y a peu, au sujet de l'évolution d'un enfant qui avait attiré mon attention m'affirma: »il a vraiment évolué, cette année! ». Je pensais donc que le garçon avait mis en place des compétences scolaires et sociales . Mais l'explication ajoutée me surprit: »il est devenu un excellent batteur de pahu (tambour), il a le rythme et montre des capacités vraiment importantes pour mener un groupe de haka »…
Les projets de vie sont parfois très exotiques!…

L'insouciance est certainement une composante essentielle de la qualité de la vie, même si elle ne correspond pas aux besoins de la plupart des hommes. Pour être capable vivre en « ayant le temps »…,il faut dépasser les stéréotypes que notre éducation a installés.
Un marquisien me précisait, il y a deux jours : »la vie ici, c'est la culture ». Elle crée l'activité, la rencontre et développe l'ambition intellectuelle.

Il est vrai que le cadre, agité seulement par les soubresauts des cocotiers qui se prélassent au soleil, n'est pas de nature à déranger les esprits. Plutôt que d'imaginer une unité de production dans ce lieu…on rêve d'un tiki en bois rouge autour duquel ondulent des fleurs et des danseuses.

La vie est balisée « d'illusions confortables », et les objectifs de la société moderne n'ont aucune chance de mobiliser les individus vers « l'emprisonnement comportemental »

Il arrive que les individus, passionnés par une activité comme la pirogue oublient la beauté des falaises qui les observent; l'ingratitude des « enfants gâtés »

Mais ce n'est pas mortel car au bout de la vallée, la laverie des péchés attends les ingrats, les menteurs, les gourmands, les jaloux…pour leur redonner la blancheur et la pureté des candidats au paradis






















