
Cette tombe chrétienne ornée d'un tiki, symbole du dieu des anciens que l'église avait interdit, montre bien la composition paradoxale de la philosophie marquisienne. On est très chrétien, mais on croit toujours à la magie des ancêtres et c'est indispensable pour avoir une identité marquisienne.

Adoration et superstition se retrouvent dans toutes les situations humaines…et c'est si difficile de penser librement…

Taiohae, comme tous les villages marquisiens, est couvert de fleurs. La population accorde une grande importance à l'environnement des maisons. Peu de meubles dans les habitations mais un soin quotidien du terrain très planté.

Les cocotiers sont nombreux et parfois immenses (jusqu'à 50 mètres de haut). Tuhatete veille à ce que ses enfants évitent de passer sous ces géants végétaux. Un de ses frères a été tué à seize ans par la chute d'une noix et les voitures ayant perdu leur pare-brise sont nombreuses…

Un alignement intéressant devant la baie; à gauche, une chèvre qui est couchée sur un rocher, un cheval sous les bananiers et plus loin, des peaux qui sèchent et qui seront utilisées pour fabriquer les « pahu » (tambours)

Aucun produit n'est utilisé pour la conservation; on fait confiance au soleil. Trempées dans l'eau (par la suite),elles seront tendues sur les « pahu »






