Posts Tagged ‘gravures’

Personnages historiques

Mercredi, janvier 28th, 2009


Tainai, chef de Vaitahu


A Tahuata,en septembre 1797,  le tau'a Manuehuma venait de mourir. Les vieilles femmes nues dansaient le heva sur le « pae pae ». Tout le monde savait que la terreur allait se répandre sur l'île. Tainai allait venir  « pêcher » des hommes. La nuit qui suivit, Tainai partit en pirogue avec des banderoles blanches comme pour chasser la tortue. Sur l'avant de sa pirogue étaient alignés des crânes d'hommes capturés dans d'autres pêches.



Au matin, ils étaient de retour et avaient capturé quatre victimes; trois hommes et une femme de la tribu des « Pikina »


Ils jetèrent sur la berge les quatres corps attachés par les mains et par les pieds à une perche. Dans leur bouche, ils avaient mis un gros  « metau » (hameçon) et ils avaient enduit leurs corps de peinture rouge.


Deux d'entre eux furent mis au four pour le repas des « tau'a »; les deux autres furent pendus sur le « mea'e »



En novembre, Taina et son frère repartirent à la pêche et capturèrent quatorze hommes et femmes; ils les rapportèrent vivants et ils furent mangés ou troqués contre des biens…Lorsque Tainai revenait de la pêche, il chantait le « ako vaka » en fixant ses « poissons…



Une représentation de la sanguinaire « Vaekehu » par Pierre  Loti



lithographie de Lebreton


La cheffesse Paetini, elle avait quinze maris et fut la compagne de Porter, un capitaine américain pendant plusieurs mois



Paetini vue par Porter



Scène de deuil; funérailles de Niehitu oncle et tuteur de Temoana (fameux chef de Nuku Hiva)

Chefs marquisiens croqués

Mardi, décembre 2nd, 2008


Fort Collet à Nuku Hiva; fortification française(Radiguet)



Sur le siège: Pakoko, Temoana et Dupetit-Thouars (croquis de Radiguet)


Au XIXe siècle, beaucoup de choses ont changé en Polynésie et notamment aux Marquises. Les implantations colonialistes de la France ont modifié le paysage politique des îles. Certains chefs ont pactisé et se sont associés à l'armée française (Temoana, Vaekehu) ; d'autres ont résisté, même s’ils  avaient accepté au départ, les exigences des colonisateurs,  en voyant par la suite leur autorité et leur image affectées par les généraux français (Pakoko, Iotete) .



Pakoko


La photographie n'était pas un outil en service au début du XIXe siècle et pour voir les visages de ces personnages de la légende marquisienne, il n'y a que les croquis.



Iotete, le chef de Tahuata; un colosse qui avait accepté les exigences françaises mais qui résista ensuite en voyant son pouvoir atteint par le capitaine Halley



 Max Radiguet, un secrétaire qui avait embarqué  en 1841, à bord de la Reine Blanche, un bateau dirigé par l'amiral Dupetit-Thouars, se chargea de rédiger des rapports à chacune des opérations et comme il avait un talent de graphiste, il croqua la plupart des célébrités de l'époque. On sait que des écrits commandés par la marine ne sont certainement pas exempts de défaut ; l'objectivité n'était pas la règle de base du secrétaire. En ce qui concerne les croquis, ils sont de très bonne qualité et on devine aisément les traits de caractère de chacun des acteurs.



Autres chefs marquisiens