
















Cette semaine, les deux administrateurs des Marquises (administrateur d'état et administrateur territorial) sont venus pour rencontrer les élus des vallées et visiter les sevices publics. A cette occasion, la municipalité de l'île a organisé une soirée . Un repas avec représentation culturelle a honoré les invités.


Avant que le repas ne commence, le père de la paroisse a chanté une prière collective comme le veut la tradition locale

Le père de Ua Pou est marquisien; il dispense « la bonne parole » avec le sourire et la gentillesse.

Le charme des danseuses a quelque chose « d'aérien »



Tous les ans, à Tahiti, se déroule un concours de chant et de danse ouvert à toutes les associations des archipels. Le thème choisi cette année était la lutte contre les dérives sociales: alcoolisme, drogue, violences etc…

La danse traditionnelle avait sa place et les Marquisiennes, magnifiques et pleines de charme, ont obtenu un troisième prix

Une place importante a été réservée à la danse moderne et certains groupes ont montré beaucoup de qualités et une vision très mature de la société .

C'est peut-être dans ce rayon que l'on a constaté les inconvénients de la vie en vase clos, particulièrement pour le groupe marquisien. Il a offert une prestation de qualité en costume traditionnel, mais bien loin de la danse rythmée et acrobatique, chargée de signification des autres groupes.

De belles danseuses et beaucoup de charme

Un monde de couleurs et de plumes…

Le ventre…c'est le charme de la danseuse

On réalise, après une soirée comme celle-ci, les nuances qu'il y a entre les jeunes des différents archipels. Souvent, on parle des Marquises en évocant un paradis qui vit en dehors du temps et des réalités de la société actuelle…
Les « loubards » n'existent pas encore dans ces îles…











Aujourd'hui, pas de commentaires pour tous ces amis que nous aimons; ils ont la couleur et le regard des Marquises

Les marquisiens plutôt discrets dans la communication orale, sont très à l'aise pour s'exprimer dans la danse.

On retrouve tous les éléments décoratifs classiques: tatouages, armes, végétaux, plumes et colliers.

Il se produit un véritable transformisme; l'ouvrier timide du quotidien devient un guerrier hurlant et menaçant du tohua.

Les femmes plutôt timides et réservées rentrent dans une configuration séductrice et même provocatrice

Les ondulations du corps et des fesses les libèrent de toute contrainte morale, même si on les retrouve, dès le lendemain, à l'église…en costume strict…le visage pudique et le mental plus blanc que blanc…

Toujours très spectaculaire, la danse du feu

Les dents de cochon, bases du costume

La feuille et le lichen de la brousse sont très appréciés


Dans la tradition marquisienne, les « kaioi » forment une caste très respectée par la tribu et actuellement par les habitants de la vallée.


À l'époque cannibale, il était très dangereux de s'aventurer dans la brousse au bord de la mer sans protection. Chaque tribu étant à la recherche de victimes pour la journée, les risques de finir décapité ou cuisiné dans un four après de nombreuses souffrances étaient importants.

Les « kaioi », sorte de troubadours marquisiens, étaient connus de toutes les tribus et chacun se réjouissait de leur arrivée. Ils colportaient les nouvelles, racontaient des histoires et assuraient un spectacle de chants et de danses.

Leurs descendants actuels, n'ont rien perdu de leur aura ; ils s'exécutent avec plaisir et conviction. Les hommes transmettent la menace qui était chargée d'éviter le combat, ils communiquent souvent avec « Tanaoa » le dieu tandis que les femmes jouent du charme, les yeux vers le ciel et le corps provoquant l'assistance…

La carrière des « kaioi » est souvent brève ; les maris ne sont pas toujours heureux de voir leurs femmes « objets de désir »…


Le dimanche et les jours de fête, une marquisienne ne sort pas de son lit sans poser une couronne de fleurs sur sa tête; tiare et plantes odoriférantes sont toujours dans la composition.

La fleur à l'oreille, c'est un message de classe; ici, à l'oreille droite, elle indique que la dame n'est pas libre mais mariée ou déjà sous le charme d'un compagnon

Les femmes marquisiennes sont très coquettes

Il n'y a pas de bonne soirée sans danse; les danseuses font une dernière mise au point sur la route

Les danseuses sont avant tout des amies et les rires fusent

Plus de soucis…les ondulations créent la magie; elles sont heureuses et le public n'en manque rien

La danse produit des gestes et des sourires très charmeurs; jamais de rires exubérants…mais ensuite, après le spectacle…

La vie aux Marquises est rythmée par les fêtes; depuis la nuit des temps, les marquisiens chantent et dansent…les sacrifices humains ne sont plus au programme mais l'ambiance est très chaude…

Il n'y a pas d'âge pour danser et les « mamas » montrent beaucoup de talent

changeant de tenue plusieurs fois pour glisser du charme classique

vers une expression de plus en plus coquine avec des gestes…qui évoquent certainement la forme et la taille du dernier poisson pêché…(si j'ai bien compris..!)

Milton est un fabuleux chanteur et il est vraiment sympa

On en profite pour sortir les colliers de nacre et de perles de culture

Ce samedi soir, comme beaucoup d'autres fois, quand on habite sur cette île, j'ai assisté à un spectacle de danse traditionnelle sur le front de mer, dans un local décoré aux couleurs et aux formes marquisiennes. Danse traditionnelle, mais aussi productions originales qui parfois prennent de la distance avec les stéréotypes du passé. Ce qui m'a frappé, une nouvelle fois, c'est le bonheur qui se dégage dans les ondulations du corps des danseuses et le soin avec lequel leur visage exprime le charme. La danse produit du bonheur à ses acteurs et fascine littéralement le public dans lequel les enfants ne sont pas les moins concernés.

Un voyageur qui débarque à Tahiti se voit offrir un collier de tiaré. Geste commercial, certainement… geste naturel, assurément !

Aux Marquises, ce comportement est incontournable ; l'amitié, le respect, et toutes les formes de relations sociales, sont assortis de colliers ou couronnes de fleurs et de perles. J'ai même eu l'occasion vendredi dernier, à l'aéroport de Ua Pou, de voir une épouse accueillir son mari, qui débarquait de l'avion, en lui passant un collier de tiaré. Ce geste était spectaculaire dans un contexte où l'habitude et la banalité des situations conjugales, ont souvent le dessus sur la spontanéité et les démonstrations de l’amour.
L'histoire de la société marquisienne montre un peuple où les femmes vivaient librement, utilisaient des ornements naturels et le pouvoir de leur corps pour séduire. De nombreux clichés laissent penser au voyageur qui arrive en Polynésie aujourd’hui, qu’il va trouver des vahinés aux seins nus et une liberté de comportement issue de la douceur du soleil.
À sa grande surprise, il rencontrera des femmes très pudiques qui se baignent avec un maillot de bain couvert d'un pareo, et qui ne montrent rien de leur charme (qui est pourtant très important).

La religion est passée par là ! Et toutes les incohérences dont notre ami Coluche parlait dans ses sketches aussi… On peut parler de trouble du transit sans paraître grossier mais jamais de l'amour et du sexe…
Aussi, il convient de considérer à sa juste valeur, l'importance de la danse, dernier refuge des femmes pour exposer ouvertement leur plaisir de séduire. Et ce plaisir est immense !

Les danseuses sont souvent jeunes, car dans la société marquisienne, rares sont les femmes de 20 ans qui ne sont pas accompagnées d’un ou plusieurs enfants et alors , elles ne sont plus de jeunes femmes mais « des mamas » . Elles remplacent alors leurs expression séductrice par l’humour, la dévotion et d’autres aspects de la danse en adéquation avec leur statut de « femmes définitivement sages ».
Heureusement, derrière cette caricature, il reste les exceptions et les rêves.

Au siècle dernier,une gravure comme celle-ci, était déjà un amalgame de clichés.