
Fort Collet à Nuku Hiva; fortification française(Radiguet)

Sur le siège: Pakoko, Temoana et Dupetit-Thouars (croquis de Radiguet)
Au XIXe siècle, beaucoup de choses ont changé en Polynésie et notamment aux Marquises. Les implantations colonialistes de la France ont modifié le paysage politique des îles. Certains chefs ont pactisé et se sont associés à l'armée française (Temoana, Vaekehu) ; d'autres ont résisté, même s’ils avaient accepté au départ, les exigences des colonisateurs, en voyant par la suite leur autorité et leur image affectées par les généraux français (Pakoko, Iotete) .

Pakoko
La photographie n'était pas un outil en service au début du XIXe siècle et pour voir les visages de ces personnages de la légende marquisienne, il n'y a que les croquis.

Iotete, le chef de Tahuata; un colosse qui avait accepté les exigences françaises mais qui résista ensuite en voyant son pouvoir atteint par le capitaine Halley

Max Radiguet, un secrétaire qui avait embarqué en 1841, à bord de la Reine Blanche, un bateau dirigé par l'amiral Dupetit-Thouars, se chargea de rédiger des rapports à chacune des opérations et comme il avait un talent de graphiste, il croqua la plupart des célébrités de l'époque. On sait que des écrits commandés par la marine ne sont certainement pas exempts de défaut ; l'objectivité n'était pas la règle de base du secrétaire. En ce qui concerne les croquis, ils sont de très bonne qualité et on devine aisément les traits de caractère de chacun des acteurs.

Autres chefs marquisiens