Habituellement, le côté « Est » de l'île, est face au vent; l'océan y est agité et les poissons sont peu inquiétés par les pêcheurs qui hésitent à plonger dans la houle. En ce moment, c'est « l'Ouest » qui remue et l'Est voit un océan d'huile, une mer morte propice à la plongée. Ainsi, les pêcheurs des vallées habituellement calmes remontent-ils plonger vers Hakahau. C'est tout un spectacle car, ces As de la vie océane, partent comme leurs ancêtres en bateau avec les produits alimentaires de la vallée pour casser la croûte. Leurs engins de pêche, très adaptés sont faits de bric et de broc. Leur soif de liberté assure qu'un niveau de risque très « marquisien » est de mise!

avec ce petit bateau, il est prêt à partir loin au large

Ces pêcheurs, carbonisés par le soleil, profitent des douches modernes du port pour se dessaler et se rafraîchir un peu

La visite de leur matériel montre un fût équipé de bouées qu'ils traînent avec eux pendant la plongée et dans lequel ils placent les prises; une cuvette de « popoï » (purée fermentée de fruits de l'arbre à pain) qui se mange avec les doigts en accompagnant un poisson cru juste pêché; une grande glacière pour la conservation du poisson

La pêche est bonne (plusieurs dizaines de kg); on voit des mérous, des perroquets, des rougets et des chirurgiens. Il faut savoir choisir son coin de pêche car certaines baies ont du corail et les poissons empoisonnés sont fréquents

Pendant ce temps, on restaure le « bonitier »; ce bateau de pêche est le seul ici, qui puisse évacuer au sec un blessé…le cordon avec la vie

Quatre voiliers dorment dans la baie; des voileux qui font le tour du monde. On rencontre fréquemment ces voyageurs qui viennent d'Europe ou du Canada en passant par Panama et les Galapagos; les Marquises sont leur première escale après bien des jours de mer.