La tradition d'accueil aux Marquises n'est pas un vain mot…
Arrivés à Hakatao après deux heures de piste difficile, nous apprenons qu'un problème nous détourne de notre projet; il est midi et on a faim…
Ici, pas de restaurant, pas de snack mais beaucoup de gentillesse et énormément de simplicité. Tahiahoatapu s'est mise en quête d'une solution et a trouvé un programme très agréable: on va manger chez l'habitant.
Mais ici, il n'y a pas de produits précuisinés, on va dans la brousse, dans le faapù (jardin) et on se débrouille…

Bien sûr, il y a des cochons pas loin…mais il faut du temps pour les convaincre à devenir des rôtis triomphants…
On va nous préparer un repas local à base de kakù (fruit de l'arbre à pain au lait de coco), cochon déjà cuisiné, poisson cru du matin, chevrettes de la rivière, poisson grillé et po'é de citrouille…de quoi résister à la maladie la plus redoutée aux Marquises: la faim!

Après avoir cueilli plusieurs fruits de mei, on les cuit un quart d'heure puis on les retire du feu en utilisant un outil local

On les épluche avec soin

Alors, la cuisinière passe au pilonnage des fruits

Le pilonnage est vigoureux après avoir retiré les noyaux; la cuisinière plonge régulièrement sa main dans l'eau pour éviter le collage


Tout celà est bien appétissant et on sait que dans ce village la nourriture locale est la base de l'alimentation; les marquisiens d'ici sont des experts pour la préparer…
Consultez aussi « les chefs de la tribu aux Marquises sur: http://oceanien.hautetfort.com/