
Si vous la rencontrez un jour « bizarrement parée », ne vous étonnez pas…elle est une cerbère de la tradition marquisienne

En suivant le chemin, sous les pics de Ua Pou, derrière les cocotiers et les nonis, vous y arriverez

C'est une maison blanche, adossée à la colline…ceux qui vivent là ont jeté la clef…et les portes et les fenêtres. Ils aiment le vent, le soleil et le parfum des fleurs, nombreuses et racées en ce lieu

Les chambres, en plein vent, laissent les esprits rôder et seul le murmure de l'océan couvre le bavardage des lézards

Pas de murs au salon…on est au « jardin »

Comme aux temps anciens…la cheffesse mitonne sa dernière victime

Des outils et des urnes montrent que l'on a fumé le calumet de la paix…au tabac « bison » bien sûr!

Les plats de la cuisine patientent dans leur bois de rose

Une couronne de « kumu hei », assemblage des terribles parfums de l'amour, outil redoutable des séductrices marquisiennes…reste silencieuse au mur, évitant les « indiscrétions »…

Et les fleurs n'en finissent pas de colorer la toile…
A Tina, pour sa gentillesse…