Archive for juillet, 2009

A Ua Pou, les Shadoks contre les Gibis…

Mardi, juillet 28th, 2009

tir à la corde1


Un dimanche, comme beaucoup d'autres, mes amis marquisiens ont envie de bouger, de rire et même de jouter. Leurs ancêtres lointains…(il y a 200ans) cherchaient du gibier humain pour organiser la journée…Les marquisiens d'aujourd'hui, bons vivants et rieurs font revivre cet instinct de rivalité autour d'exercices plus drôles et où les perdants ne finissent pas toujours dans le four …


les tuhukas


Les « naïki » du nord vont rencontrer ceux du sud sous l'oeil vigilant du tuhuka « Ben » et de son acolyte « le fouetteur Mate »


on tire...


Naïki contre Naïki , la sangle n'a qu'à bien se tenir…


accident de sangle


Et ce qui devait arriver arrive…les guerriers ont raison de la corde


Ben outré!!


Ah! mon dieu! mais pourquoi Tanaoa nous fait-il cela? (Tanaoa…Dieu marquisien)


tuhuka déprimé


Le grand Tuhuka est déprimé: « aucun combat ne peut se terminer par un match nul aux Marquises car qui mettrait-on au four? »


Réconfort de Mate


Le deuxième tuhuka « Mate », qui a  lui aussi un gros appétit, réconforte le Tuhuka oko Ben en lui laissant espérer un casse-croûte moins humain…certes…mais capable de lui éviter une perte de poids préjudiciable à son aura dans la tribu…


le sourire revient


Les paroles des grands maîtres ont toujours été efficaces pour soigner les déprimes des guerriers; Ben retrouve le sourire


la cheffesse Tina


Ils vont recommencer…mais un nouvel échec serait porteur de malédiction!!!


nouvel essai


Et nos Naïkis remettent ça…Mate en profite pour se défouler un peu… »ce n'est pas le casse-tête mais ça fait du bien… »


au four!


A l'époque des « tupuna »…tu aurais fini en kaïkaï…


et les femmes aussi


Mate ce n'est pas sérieux!


ben


« ce sont des « kaioi »! tout juste bons pour la danse et la musique! » répète Ben…ah…les kaïka¨de nos ancêtres!!!


visage des Marquises


Mais aux Marquises, il y a toujours de l'amitié, des jolis filles et de « l'ambiance »…


 


 


 


 

Pour les danseuses de Ua Pou

Lundi, juillet 27th, 2009

Cet article est destiné aux danseuses qui nous font oublier que la pluie vient toujours du même côté et aux  petits soucis de la vie qui sont invités à débarrasser le paysage pour que nous puissions respirer les pafums des fleurs…Nos danseuses sont belles, séduisantes, coquines, complices et effrontées …avec un soupçon d'étrangeté…elles sont les sirènes de Ua Pou…


miss sourire


Un joli regard qui ne sait que sourire


jolie!!!


Elle est sublime…


cheffesse


Le moteur du groupe, la tête pensante…


originale


Des yeux et un regard…à faire fondre la neige


femme du sud


belle, sympa…et dynamique …elle vient de Tahuata


encore


Un remède contre la morosité…


en place


quand le paysage devient femmes


tiaré


Une peinture de fleurs


cheffesse2


Le talent et le charme


groupe végétal


Elles se préparent à provoquer les barraques


pause charme


avant de vibrer


qu'elle est belle!!!


Des yeux…!!!


blanche femme


La femme purificatrice…


bi-femme


A deux on sourit mieux!


Moana


visite de Moana… »l'océan »


Tama


Tu crois qu'elles sont aussi jolies que toi au paradis?


humour


Un peu de provocation…dans le charme

Vous dansez?

Samedi, juillet 25th, 2009

costumes et couleurs


 


dans le geste


 


le rôle de la main


 


ces petits gestes...


 


douceur


 


le vent et la belle

Tout avec les doigts…

Jeudi, juillet 23rd, 2009

habitat marquisien


La maison marquisienne est souvent rudimentaire. Construite pour durer 20 ans, elle est composée de panneaux de bois assemblés et protégés de la pluie par des tôles. La base de l'habitation est en dur, comme le faisaient les anciens; on ne reconstruit que la partie aérienne lorsque les termites ont tout détruit. Actuellement, l'eau courante et l'électricité apportent un « confort moderne »


la cuisine


Très peu de meubles aux Marquises; un commerçant avisé ferait fortune…après avoir convaincu les locaux…


le repas local


La vaisselle est aussi rare que les meubles et l'on mange toujours avec les doigts…d'ailleurs c'est meilleur…et les « bruits de bouche » font partie des plaisirs incontournables. On plonge ses doigts dans le plat commun de kakù ou de popoï, on malaxe l'aliment dans le lait de coco et hop! le tour est joué, on déguste. C'est une pratique qui assure la cohésion du groupe…


poisson cru


 


le repas après la prière


Un observateur perspicace pourrait faire remarquer qu'il y a un verre de vin…faute de goût? certainement pas, c'est une marque d'ouverture vers la société moderne!


couronne sur popoï


Le rouget cru au lait de coco…délicieux


 


De toute façon, après la prière…on est protégé…et l'indigestion fait beaucoup moins peur que la faim!


 


consultez aussi « l'habitation sur le pae pae » en cliquant sur ce lien:  http://oceanien.hautetfort.com/

Kaïkaï improvisé…à la fortune du pot

Lundi, juillet 20th, 2009

La tradition d'accueil aux Marquises n'est pas un vain mot…


Arrivés à Hakatao après deux heures de piste difficile, nous apprenons qu'un problème nous détourne de notre projet; il est midi et on a faim…


Ici, pas de restaurant, pas de snack mais beaucoup de gentillesse et énormément de simplicité.  Tahiahoatapu s'est mise en quête d'une solution et a trouvé un programme très agréable: on va manger chez l'habitant.


Mais ici, il n'y a pas de produits précuisinés, on va dans la brousse, dans le faapù (jardin) et on se débrouille…


rôtis sur pieds


Bien sûr, il y a des cochons pas loin…mais il faut du temps pour les convaincre à devenir des rôtis triomphants…


On va nous préparer un repas local à base de kakù (fruit de l'arbre à pain au lait de coco), cochon déjà cuisiné, poisson cru du matin, chevrettes de la rivière, poisson grillé et po'é de citrouille…de quoi résister à la maladie la plus redoutée aux Marquises: la faim!


mei retiré du feu


Après avoir cueilli plusieurs fruits de mei, on les cuit un quart d'heure puis on les retire  du feu en utilisant un outil local


épluchage


On les épluche avec soin


la cuisinière


Alors, la cuisinière passe au pilonnage des fruits


on ôte les noyaux


Le pilonnage est vigoureux après avoir retiré les noyaux; la cuisinière plonge régulièrement sa main dans l'eau pour éviter le collage


pilonnage2


l'esprit d'équipe


Tout celà est bien appétissant et on sait que dans ce village la nourriture locale est la base de l'alimentation; les marquisiens d'ici sont des experts pour la préparer…


 


Consultez aussi « les chefs de la tribu aux Marquises sur: http://oceanien.hautetfort.com/

Hakatao, village de Ua Pou

Dimanche, juillet 19th, 2009

la vallée


Teahi Pateo est le nom de la vallée dans laquelle se trouve Hakatao. La tribu locale vit loin du reste de l'île et les habitudes du passé sont encore d'actualité. L'utilisation de la monnaie n'est pas courante, l'échange ayant longtemps été le seul moyen de faire du commerce. Quand les goélettes arrivaient, on échangeait du coprah contre les produits de première nécessité (huile, sucre, farine). C'était la fête dans la vallée et on débarquait des réserves de vin…


sculpture de rue


Dans tous les villages marquisiens, on trouve ces panneaux sculptés qui indiquent les lieux publics ou servent pour l'affichage des communications écrites


les pirogues


Sur le bord de l'océan, les pirogues sont nombreuses. Utilisées pour la pêche, elles étaient le seul moyen de communication avec le reste du monde avant la construction de la piste (il y a dix ans)


les anguilles


Le village est traversé par un ruisseau où les chevrettes sont nombreuses ainsi que les anguilles géantes (que l'on voit sur la photo). Consommées à Nuku Hiva, elles sont préservées à Ua Pou…elles seraient la réincarnation de certains esprits…


 

Des gens et des couleurs à Ua Pou

Samedi, juillet 18th, 2009

pahu à Hakatao


Dans tous les villages de l'île, il y a des « pahu »; ces grands tambours  étaient le « téléphone des anciens » et  rythmaient la danse et les sacrifices. Maintenant, ils décorent et dorment  un peu partout en attendant les fêtes…qui sont très nombreuses aux Marquises!


quotidien fleuri


Tahiahoatapu et son amie s'interrogent sur la qualité de la couenne soufflée de cochon; grillée dans l'huile puis saisie à l'eau de mer, elle devient un mets délicat pour préparer le repas… c'est excellent! …et une petite banane pour faire glisser le tout…ça ouvre l'appétit!


Tekua


Tekua, une sterne blanche à la main, prend des airs « haka manu » (danse de l'oiseau)


Tekohu


Tekohu, philosophe scrute l'horizon d'où arrivent les goélettes et le ravitallement


vehine Moe


La future maman ouvre l'oeil sur l'avenir; tiaré à l'oreille et porte-bonheur au cou…


arrivée dans le village


Hakatao


Nous arrivons au bout de la piste: Hakatao…le bout du monde!


 


ALLEZ VISITER : http://oceanien.hautetfort.com/  pour voir le site cannibale de Pa eke

Mauia, deux ans plus tard…

Vendredi, juillet 17th, 2009

Il y a deux ans, 2000 danseurs ont fait revivre la tradition marquisienne sur le site de Mauia à Ua Pou.


Maintenant que les vieilles pierres et les reliques, nombreuses en ce lieu, ont retrouvé le calme, c'est la végétation qui fait un festival…pour le bonheur de tous les visiteurs…


hae po'a du fond


hae po'a de gauche


piments-oiseaux et tiki


hae po'a du coin


hae po'a entrée


La brousse reprend ses droits…


consultez aussi: http://oceanien.hautetfort.com/ avec « Pa eke, un site de Taipivai »

La fête nationale à Ua Pou

Mercredi, juillet 15th, 2009

devant la mairie


« Les îles Marquises font partie de la République Française et sont attachées aux valeurs de celle-ci ». Le Maire-Ministre de Ua Pou, Joseph Kaiha a fait un long discours pour démontrer toute l'importance de cette réalité marquisienne.


Joseph Kaiha


L'écharpe tricolore à côté des symboles marquisiens, un message plein de signification.


les personnalités


les enfants en couleurs


Sur la tête des enfants et des adultes les deux drapeaux associés Marquisien et Français


les jeunes en couleurs


papa en couleurs


rouge, blanc, jaune et bleu, blanc, rouge


après la cérémonie


le ha'e po'a


Dans un cadre luxuriant, tout le monde est allé se retrouver autour d'un lunch


 


à consulter aussi sur: http://oceanien.hautetfort.com/  Nuku Hiva en 1812 ; Porter et Paetini

A Ua Pou, le marathon du charme continue

Dimanche, juillet 12th, 2009

il nous tient à l'oeil


Au pays de l'homme, du bois et des fleurs, pas un seul jour sans musique. Et même si le soleil, ami dangereux, freine les ardeurs, on ne ménage pas ses efforts dans la danse pour honorer les règles du grand-prêtre « Ati Enana ». Le peuple marquisien, dans une nouvelle vie, retrouve les échos de son passé plein de charme et de mystère…


panier coco


Pas un jour sans que nos sirènes ne sentent des démangeaisons dans le bas du corps; je parle des jambes bien sûr!


Alors pour notre plus grand plaisir, elles mettent leur dernière tenue (elles font toute la couture elles-mêmes) et nous emmènent voyager des Marquises à l'île de Pâques en passant par Hawaï. Elles pimentent le tout d'une ou deux expressions venues du « monde au-delà de l'océan… »


Des sourires à volonté, des fesses qui vous donnent le vertige et un 'je ne sais quoi… » de talent séducteur.


cochon


Des dents de cochon et un rostre d'espadon à cheval sur une mâchoire de cheval sculptée…où est le message?


Les valeurs se situent dans un contexte culturel et social original ; une collection de beautés locales jouira-t-elle…de la  même considération sur un continent? Un de mes amis qui repart en Europe emporte une magnifique série de tortues en pierre ; ici, cette famille de reptiles représente un trésor mais qu'en sera-t-il là-bas. Et que dire des colliers en dents de cochon?


danse sportive


Et ça la fait bien rire!!!d'ailleurs, elle ne montre jamais de tristesse!


danse prière


Pendant la danse, les esprits vagabondent…le charme est là, le pouvoir… absolu!


Miss Rare


Il paraît qu'un photographe a ses favorites…ah…?


Tama


Tama, tu ressusciterais …le plus déprimé…


elle vient des îles du sud


les douceurs de la sagesse


 


La superstition aux Marquises sur: http://oceanien.hautetfort.com/