
Ce descendant de « Heato le sanguinaire » est un ami avec lequel on partage très souvent l'humour. Lui, qui se montre respectueux et craintif en face du souvenir de son illustre ancêtre, affronte parfois les dangers de la vie marquisienne avec la légèreté des gens d'ici. J'ai souvent l'occasion de pratiquer la pêche sur l'océan avec lui, nous partons dans un petit bateau qu’il pilote, pêcher le long des motus à la tombée de la nuit. Après plusieurs séances de pêche, appréciant le plaisir, tout en mesurant les risques qu'il prenait au milieu des vagues et des récifs, je lui demandais : « j'aimerais bien passer le permis bateau afin de pouvoir comme toi partir librement dans ces endroits ; si une session a lieu cette année je crois que je vais m'inscrire… ». A mon grand étonnement il me répondit : « eh bien, si tu le passes, je le passerai aussi ! ». Est-il indispensable de préciser qu'aucun gilet de sauvetage ne figurait sur le bateau et que les fusées de détresse n'avaient jamais posé le pied sur l'embarcation. Une autre fois, alors que la nuit tombait, je lui demandais s'il avait une lampe à bord afin d'éviter au retour, les récifs dans cet endroit très agité ; il me répondit : « ce soir il y a de la Lune, pas besoin de lampe »… Avait-il envisagé que des nuages pouvaient masquer l'éclairage salutaire ?
Mais quand on est un descendant de Heato… On est protégé par les vehine hae (femmes transparentes)… ! « gémir n'est pas de mise aux Marquises! » BREL

Objet aussi courant aux Marquises que la baguette de pain en France…

Une armée de pierre protégeant l'entrée du hae

Dès que la classe est finie, les enfants (les adultes aussi) vont dans la brousse avec leur champion; un fil à la patte permet de récupérer le coq après sa victoire sur le rival débusqué. en cas de défaite…le déchu peut finir avec des choux…




























































