
Tout a été écrit sur Brel, la personnalité et l'immense talent du belge et ce blog s'intéresse surtout aux petites histoires, aux mots de la rue…de la brousse . Alors, on s'en tiendra aux propos transmis par les locaux dans nos bavardages…
Ici, à Ua Pou, il était plus apprécié, comme personnage participant à la vie marquisienne, aidant de son mieux les îles, que comme chanteur, trop intellectuel et dont les mélodies « ne montaient pas assez haut » (sic).
Il faut préciser, qu'il distribua le courrier de Ua Pou pendant deux ans (jetant les sacs en passant puis se posant sur le très difficile aéroport de Anéou) et qu'il assura les évacuations sanitaires des malades de l'île. Une de mes amies a été évacuée par lui: « un grand monsieur qui parlait peu et sifflait fort dans l'avion ».
Il fut invité à une noce à Hakahau et Ben (un intellectuel marquisien) me raconte: » connaissant son talent, j'ai essayé de le faire chanter; il se fit longtemps prier, manifestement peu à l'aise…Enfin, il accepta: ce fut un four…les gens ne comprenaient pas…
Quand on vit aux Marquises et que l'on apprécie la vie et les habitants de ces îles, on sent la pertinence des paroles de sa chanson « aux Marquises ». Les amis me répètent souvent leur segment favori: »gémir n'est pas de mise aux Marquises ».


Jojo, le bimoteur de Jacques Brel est visible au musée de Atuona à Hiva Oa.

Sa dernière escale, à quelques mètres de celle d'un personnage qu'il aimait beaucoup: Gauguin.





























