
Le motu c'est une île, mais on utilise plus souvent le terme « motu » pour un îlot ou un gros récif. Motu Takahe est une merveille située vers Hakatao ; on le surnomme « la cathédrale »

Le motu c'est une île, mais on utilise plus souvent le terme « motu » pour un îlot ou un gros récif. Motu Takahe est une merveille située vers Hakatao ; on le surnomme « la cathédrale »

Cette baie sauvage, presque lugubre fut occupée par des tribus redoutables. Comme dans beaucoup d'autres vallées, elle serait visitée, la nuit, par les "vehine hae" ( les femmes transparentes).
Une histoire m'a bien surpris lors de ma visite avec un ami marquisien. Il m'a raconté comment son grand-père, accompagné de deux fonctionnaires du cadastre, était venu, au début du siècle, faire un relevé déterminant sa propriété.
Ils ont marché, marché et le soir le grand-pére qui était fiu (fatigué) s'est exclamé: "j'en ai marre, on dira que mes terres s'arrêtent là !". C'est ainsi que la propriété a été cadastrée…

Très pratiquants, les marquisiens organisent souvent des pélérinages vers la crypte de Hooumi.

La baie de Anaho possède le seul lagon des Marquises. A marée basse le récif de corail barre la baie. Elle est accessible à pied ou par la mer car aucune piste n'arrive dans ce lieu magique

Aux Marquises, les fleurs sont très abondantes, magnifiques, exceptionnelles. En marchant dans la brousse , on écrase souvent des plantes qui sont utilisées en métropole pour décorer les appartements et qui se vendent à prix d'or chez les fleuristes. La couronne de fleurs naturelles est une ponctuation dominicale incontournable pour les femmes marquisiennes.
Quel n'a pas été mon étonnement de retrouver à l'occasion d'une fête religieuse, un cimetière plein de couleurs vives, plein de …fleurs en plastique…, indestructibles…achetées fort cher à Tahiti.

L'église de Haakuti, typiquement marquisienne se trouve dans le haut d'un magnifique village construit
dans une" vallée toboggan"; une sorte de "San Francisco" marquisien. Ce village vit en vase clos et aux dires des marquisiens, la consanguinité y est importante.

L'histoire des Marquises est très obscure. L'absence d'écritures et même de dessins narratifs ne permet pas d'avoir une vision réelle du passé. Les explorateurs, qui sont arrivés il y a deux ou trois siècles n'ont certainement vu que la surface des choses. La tradition orale, seul outil pour la reconstitution de l'histoire, donne des indications très suspectes.
Ainsi, cette dalle m'a été présentée comme un lieu où les femmes éxécutaient le hakamanu (danse de l'oiseau); d'autres sources m'ont expliqué que c'étaient les hommes qui éxécutaient…leurs victimes…
Nombre d'histoires peuvent prendre ici, des couleurs opposées suivant l'identité du narrateur.
Et lorsqu'on parle de cannibalisme, on peut rencontrer des propos gênés ou à l'opposé et plus souvent, des expressions de fierté.


Vous n'êtes pas en Suisse ni dans les Alpes mais bien à Nuku Hiva, une île aux paysages riches et variés. Ce plateau, situé en altitude, offre la fraîcheur, le silence et l'odeur des pinus plantés là il y a quelques dizaines d'années. C'était autrefois le lieu de rencontre des tribus de l'île. De grands kaïkai s'y faisaient et le » long cochon » était souvent au menu m'a-t-on dit…

Le pahu, instrument à percussion , est le principal personnage du haka marquisien. Une véritable conversation peut s'engager entre les pahus et les danseurs. Les rythmes sont subtiles et les exécutants doués d'un talent certain.
Les enfants montrent tous du plaisir et un don pour l'instrument et pour le geste. Les enseignants qui travaillent avec eux en savent quelque chose: tout est bon pour taper un rythme…