Archive for the ‘Les bateaux’ Category

Voyage, voyage

Samedi, février 28th, 2009

Aujourd'hui, on change d'île. De notre roche noire qui émerge au milieu de l'océan , nous partons « en face »…c'est à dire sur une autre île des Marquises car un ami fête son anniversaire…et là…on ne rigole pas! c'est essentiel dans l'équilibre des iliens. « Koïka »…la fête!


Pour traverser, deux heures de speedboat…impossible à décrire; il faut le vivre!


Le bateau arrive tout juste d'une pêche de trois jours autour de Eiao, une vraie île déserte, comme il en existe dans les histoires


arrivée du bateau


Une carangue d'une cinquantaine de kilos


chargement de nos affaires


on change de pilote et c'est reparti


matériel de pêche


Les lignes sont tenues à la main, les poissons sont nombreux sur les hauts fonds. Aux Marquises, il y a une dizaine d'îles et îlots visibles mais sous la surface de l'océan, une trentaine d'îles « manquées » qui n'ont pas émergé, constituent des hauts fonds favorables à la pêche ;les matières minérales du fond de l'océan remontent et enrichissent l'eau de surface.les poulpes


Ces engins sont utilisés pour la pêche du thon et de l'espadon à la traîne. Les pêcheurs dorment à bord dans ce petit bateau


et reviennent grillés par le soleil. Plusieurs centaines de kilos sont pêchés.


sur le quai


Nous avons effectué la traversée dans un océan très agité, sans visibilité…Une aventure!!!

Mise à l'eau du bonitier

Jeudi, février 19th, 2009

sur la plage


Le bonitier, c'est le plus gros bateau de l'île. Il permet de rejoindre Nuku Hiva en deux heures et assure les évacuations sanitaires lorsqu'il est là.


approche contrôlée


Ayant un rôle très important, il s'use et a besoin d'entretien; aussi, faut-il le sortir sur la plage pour réparer la coque et le remettre à l'eau dans des conditions délicates. Tiré par une pelleteuse située à deux cents mètres, il est aussi retenu par un tracteur…il faut éviter l'accident


la pelle qui tire


on tire avec un câble


Le travail est délicat car le bateau peut se coucher


un pilote monte à bord


le bateau sort du chariot


Actuellement , plusieurs voiliers faisant le tour du monde font escale à Ua Pou


on récupère le chariot au fond de l'eau


L'opération est réussie, c'est important pour tout le monde; en cas d'accident , il est le seul lien avec un centre médical.


 

Hakahau, le port

Samedi, janvier 17th, 2009

Habituellement, le côté « Est » de l'île, est face au vent; l'océan y est agité et les poissons sont peu inquiétés par les pêcheurs qui hésitent à plonger dans la houle. En ce moment, c'est « l'Ouest  » qui remue et l'Est voit un océan d'huile, une mer morte propice à la plongée. Ainsi, les pêcheurs des vallées habituellement calmes remontent-ils plonger vers Hakahau. C'est tout un spectacle car, ces As de la vie océane, partent comme leurs ancêtres en bateau avec les produits alimentaires de la vallée pour casser la croûte. Leurs engins de pêche, très adaptés sont faits de bric et de broc. Leur soif de liberté assure qu'un niveau de risque très « marquisien » est de mise!



avec ce petit bateau, il est prêt à partir loin au large



Ces pêcheurs, carbonisés par le soleil, profitent des douches modernes du port pour se dessaler et se rafraîchir un peu



La visite de leur matériel montre un fût équipé de bouées qu'ils traînent avec eux pendant la plongée et dans lequel ils placent les prises; une cuvette de « popoï » (purée fermentée de fruits de l'arbre à pain) qui se mange avec les doigts en accompagnant un poisson cru juste pêché; une grande glacière pour la conservation du poisson



La pêche est bonne (plusieurs dizaines de kg); on voit des mérous, des perroquets, des rougets et des chirurgiens. Il faut savoir choisir son coin de pêche car certaines baies ont du corail et les poissons empoisonnés sont fréquents



Pendant ce temps, on restaure le « bonitier »; ce bateau de pêche est le seul ici, qui puisse évacuer au sec un blessé…le cordon avec la vie



Quatre voiliers dorment dans la baie; des voileux qui font le tour du monde. On rencontre fréquemment ces voyageurs qui viennent d'Europe ou du Canada en passant par Panama et les Galapagos; les Marquises sont leur première escale après bien des jours de mer.

Taporo à Ua Pou

Lundi, janvier 5th, 2009

Taporo


Samedi vers treize heures, les habitants de Ua Pou ont entendu la corne de brume du Taporo, une des deux goelettes qui approvisionnent l'île. C'était une nouvelle attendue car depuis trois semaines, les magasins étaient vides; plus de pommes de terre, plus d'oignons et des rayons dépouillés. L'autre goelette étant partie en Nouvelle Zélande pour réparation, nous étions « au régime »…


containers


Des containers étaient déchargés;l'alimentation, les surgelés,  le matériel de construction, les voitures neuves, le carburant pour les véhicules et l'usine qui produit l'électricité.


porte Taporo


Une porte latérale permit de décharger tout avec des monte-charge; un manège qui dura cinq heures en plein soleil ; jamais d'accident malgré un trafic énorme en fin de journée


citrons


Ensuite, des fruits furent chargés pour alimenter le marché de Tahiti; des citrons des Marquises particulièrement appréciésmarquisiens assis


Les marquisiens étant très calmes de nature et ayant toujours « le temps », c'est avec le sourire (bien sûr) que tout le monde attendit le précieux chargement


dame au chapeau


Toute la sagesse dans ce visage (après avoir roulé et fumé une cigarette de « bison »)…La coquetterie en chapeau, c'est très marquisien


marchand forain


Ce descendant du chef « Heato » régalent les petits en vendant de la pastèque et du sourire

Concours de pirogues marquisiennes

Dimanche, décembre 21st, 2008

Le concours touche à sa fin, les artisans des différentes tribus ont réalisé des prouesses. Ces pirogues seront vendues au profit d'une association et elles iront à la pêche…

La voile est en tapa (bois battu)

La finition est parfaite…quelques heures de travail…

Le vaka ani, construction de pirogues traditionnelles

Vendredi, décembre 19th, 2008

Le vaka ani, c'est une compétition de pirogues étalée sur 3 jours. L'évènement est aussi important que le « tour de France »; les meilleurs rameurs du monde sont présents pour plusieurs courses difficiles car l'océan est souvent agité aux Marquises et il n'y a pas de lagon. En parallèle, des concours portant sur la culture marquisienne ont lieu dans à Hakahau. La fabrication de pirogues traditionnelles oppose les habitants de chaque vallée.



La pirogue est réalisée à partir d'un tronc de falcata en une journée



Elle est creusée avec une herminette



Le geste est précis



Ensuite la pirogue est poncée




Les rames sont aussi fabriquées, dans un style très marquisien.


Vendredi, course de pirogues et présentation de bijoux en os, nacre et bois

Vaka ani, course de pirogues

Vendredi, décembre 12th, 2008


La baie de Hakahau d'où partent les pirogues du vaka ani; elles vont à « motu mokohe » un îlot situé à une heure de navigation.



Hakahau et son relief volcanique



La sécheresse est importante et l'île a perdu sa belle couleur verte



Pendant ce temps, sur la mer…



Il faut avoir le sens des appuis pour ne pas chavirer



Ce parcours est très technique; on remonte le vent puis on surfe dans la « descente »



Un champion de Ua Pou



Le succés populaire est toujours au rendez-vous



La sortie des pirogues; le gagnant est un rameur marquisien de Ua Uka entraîné à Tahiti. Il a encaissé un joli pactole…


Les bateaux et la colonisation

Dimanche, novembre 30th, 2008


La société marquisienne composée de multiples tribus a connu un essor important après 1400.


Les terres fertiles ont permis un développement important et on pense que l'ensemble des Marquises comptait plus de 100 000 habitants. En même temps, les tensions  ont causé des guerres entre les tribus et ont désorganisé régulièrement la société marquisienne. Avec le temps, on pense que chaque île serait arrivée à une organisation globale régulée par une autorité unique sans intervention extérieure.




l'équipage, l'église…


Mais des bateaux sont venus du large et le processus a été interrompu ; les colonisateurs ont réglé à leur façon les problèmes politiques. Ils ont en même temps apporté le modernisme avec de bonnes et de mauvaises choses…



Les marquisiens ont découvert les armes à feu,  et les guerres intestines sont devenues meurtrières ; les maladies vénériennes se sont répandues et la natalité a chuté de façon dramatique au point qu'on ne comptait plus que 1500 marquisiens  au milieu du XIXe. L'alcool a fait des ravages. L'esclavagisme a opéré des prélèvements dans les vallées de certaines îles et lorsque que par la suite certains de ces esclaves ont été libérés,  leur retour dans la tribu d'origine s'est accompagné d'une importation de maladies redoutables pour les locaux.



A Ua Pou, on me raconte que régulièrement des bateaux venaient et faisaient monter à bord des marquisiens à qui l'on proposait de l'alcool. Par la suite, le bateau emportait les malheureux. Un bateau italien a pourtant connu une issue fatale ; le grand-père d’un de mes voisins a décroché les amarres pendant la nuit et le voilier s'est échoué. Il s'est brisé contre les rochers devant  Hakahau. Bien plus tard, un tsunami a découvert les restes du voilier ensablé et ils ont fini en « séchoirs à coprah… »



L'Astrée



L'amiral Dupetit-Thouars prend officiellement possession de Tahuata sans que la population réalise l'importance de la situation

Bateaux militaires et scientifiques

Dimanche, octobre 26th, 2008


Plusieurs bateaux militaires et scientifiques évoluent aux Marquises et dans toute la Polynésie. Ils effectuent des missions de surveillance, font des relevés géographiques et scientifiques et apportent parfois une aide précieuse lorsque les moyens locaux ne permettent pas le transport de populations importantes( festival des Marquises). Ils ont des noms évocateurs (quelques écussons).