
Aux marquises, le tatouage est un ornement mais il sert aussi de vêtement. L'homme qui n'était pas tatoué ou peu tatoué était méprisé tandis que celui qui était couvert de tatouages incarnait l'élégance suprême. Hommes et femmes étaient tatoués. On peut considérer le tatouage comme une forme d'écriture utilisée par un peuple qui n’utilisait que très peu le graphisme. Certains tatouages anciens étaient d'une grande complexité et devaient contenir bon nombre d'indications sur l'individu et sa tribu.

Actuellement, le tatouage joue un rôle important quant à l'identification marquisienne mais le plus souvent ce tatouage est situé sur le corps, rarement derrière les oreilles. On trouve quelques cas de tatouage sur le front, le menton ou la moitié du visage.

La pirogue était utilisée pour la guerre et surtout pour la pêche. Le chef de la tribu faisait respecter des règles très strictes quant aux moyens utilisés pour la pêche et quant aux espèces pêchées. Le contrevenant de ces « tapu » était sévèrement puni, le plus souvent par la mort. Il était alors empoisonné ou assommé avec un casse-tête. Les chefs faisaient respecter les « tapu » qui étaient en réalité déterminés par les grands prêtres (les vrais chefs dont l'autorité était assise sur la peur et la magie). Les meilleures espèces de poissons (côté culinaire) étaient interdites pour l'individu ordinaire et réservées aux chefs… Les choses ont-elles changé dans notre monde moderne ?
Les marquisiens modernes sont très dépendants des règles morales dictées par l'église : ils sont souvent pudiques et réservés. Les anciens marquisiens vivaient très librement, les femmes avaient souvent plusieurs maris et pratiquaient une sexualité très libre.

Il y a 200 ans, les marquisiens ignoraient le métal ; la pierre taillée et la pierre polie étaient utilisées. Les anciens utilisaient les objets trouvés dans la nature : les galets, les éclats de pierre, le bois, la fibre de coco tressée en cordage, les dents de requin, les os des animaux et des humains, les écailles de nacre, la peau de requins, les arêtes des poissons, les dents des animaux, le bambou.

Les chefs et les cheffesses portaient aux cérémonies, de larges éventails à manche d'os humain sculpté et un bâton surmonté d'une touffe de cheveux frisés.

Guerriers armés

La mort était une étape peu redoutée par les marquisiens. Souvent même, ils s'installaient dans leur cercueil bien avant de mourir. Le corps du défunt était ensuite massé pendant plusieurs jours pour atteindre une sorte de momification. Il était placé dans un « vaka tupapa’u » couvert d'un toit où il séjournait assez longtemps. On apportait régulièrement de la nourriture au défunt. Lorsque l’édifice tombait en ruines, les restes osseux étaient conduits dans une grotte.

À l'occasion de la mort d'un grand chef ou d'une personnalité, des sacrifices humains accompagnaient les rites. Ainsi, à la mort de Heato dont plusieurs articles du blog ont parlé, sept personnes devaient mourir (dont des enfants) ;l’ histoire raconte que quatre réussirent à s'enfuir. Les trois autres furent sacrifiées.
