
Au pays de l'homme, le mystère est partout; est-il si rare ailleurs?
Les marquisiens aiment leur passé, enfin…ce qu'ils connaissent de leur passé…, puisque l'écriture est une aventure récente ici. Mais la tradition orale est un vecteur relationnel très coté et même si les menteurs abusent de la situation…la résultante des avis, donne au contexte des accents émouvants, mystérieux et poétiques.
Aux Marquises, il y a de la place pour le visiteur respectueux qui accepte de ranger ses stupides certitudes…qui ne rendent pas les gens heureux, dans les structures modernes; il y a de la place pour le visiteur simple, qui ne fait pas de la rigueur scientifique, sa maîtresse envahissante ; il y a de la place pour le visiteur qui sourit et partage humblement…
Et il y a beaucoup de place…car peu de visiteurs « comme ça »!

La maison marquisienne est à l'image de l'esprit marquisien: une base solide de pierres, une partie aérienne timide, simple et colorée …le tout dominé par une montagne magnifique mais menaçante…

A l'époque tribale (il y a peu de temps), les « tahua » (grands-prêtres au pouvoir absolu) dictaient le rythme des bonheurs et des réalités moins agréables. Les barreaux de la vie terrestre perduraient dans l'au-delà puisque le paradis « hiérachique » prolongeait les discriminations…les petits anges roses promis par les « tahua nouveaux » concerneront tout le monde…après selection, bien sûr!

On comprend avec quelle conviction, mes amis marquisiens préparent leur dernier voyage vers le paradis rêvé…avec la nef du bonheur. Serait-il lourd, de leur conseiller un examen minimum des paramètres de la navigation prévue?
De toute façon, au fond de l'océan se trouve la pierre magique, tremplin vers le paradis de leurs ancêtres…
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