
Au coucher du soleil, les esprits de la brousse sortent de leur long sommeil semant une douce inquiétude favorable aux transferts des personnalités. Les femmes de l'île voient leur chevelure fleurir. Leurs yeux et leur bouche communiquent sans pudeur une excitation qui ne parvient plus à se taire…Les paréos-fuseaux commencent alors à vibrer, à onduler, à provoquer…La danseuse n'est plus la « femme du quotidien »; elle s'oublie pour rentrer dans son rôle et ne voit plus que les yeux des admirateurs sous le charme. La maîtresse du jeu diffuse son hypnose…

Le lendemain, elle aura oublié qu'elle avait volé, couverte de sourires ; que ses mains avaient caressé le souffle du public et que les perles qui avaient glissé sur sa peau étaient salées comme l'océan tout proche.



Elle aime sourire, elle peut aussi chahuter et jouer…


Le regard en dit long sur l'emprise de la musique


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