La cuisine aux marquises comporte beaucoup d'aliments crus. Il est exceptionnel de trouver une viande mijotée, un ragoût, un poisson cuit au four. La plupart du temps, le poisson est mangé cru ; le cochon et la chèvre sont cuits au barbecue ou au lait de coco. Les marquisiens n'aiment pas vraiment cuisiner et n'ont aucune affection pour les desserts.

Tekua surveille la cuisson du mei
Il y a des spécialités qui ont beaucoup de caractère : le fafaru, très connu en Polynésie, c'est du poisson cru très frais dans lequel on ajoute un jus fabriqué avec des têtes de poissons et de crevettes que l'on a laissées macérer (pourrir) un mois dans de l'eau de mer. L'odeur du fafaru rappelle un peu celle des toilettes d'une grande ville après une grève des services publics… Mais on me dit que noyé dans le lait de coco, le poisson n'a plus d’odeur et qu'on peut alors le déguster avec les doigts onctueux et visqueux à souhait. La recette ne dit pas comment on fait disparaître l'odeur sur les doigts après le repas ; j'ai essayé le savon, le sable, la bière, la lessive… sans résultat ; et que dire du parfum et du goût du tendre baiser qui suivra…
On aime ou on n'aime pas ! Mais il est certain que ces plats sont des réalités culturelles.

Tuhatete prépare « l'ordinaire… »
Je suis beaucoup plus étonné par la passion, par l’amour et par la voracité que montrent mes amis avec le « punupuatoro ». Quand on n’habite pas la Polynésie, on ignore complètement ce plat qui est une combinaison entre le mei (fruits de l'arbre à pain) et une boîte industrielle de boeuf cuit dans la graisse.

Ne le dites pas trop fort, on pourrait rendre jaloux les chiens en leur faisant croire qu'on a dérobé leur « canigou ». Car c'est bien à ce niveau que je range ce plat célébrissime en Polynésie.

Tahiahoatapa mélange une boîte rouge et une verte (c'est un secret…)
Tous mes amis, y compris ma compagne, en raffolent… C'est difficile, pour moi, de me sentir incompétent, incompris…enfin…seul. Il me faut alors chercher quelques compensations dans un vulgaire plat de langoustes ou de crevettes… puisque je n'apprécie pas le « punupuatoro ».


En tout cas, à chaque occasion, c'est une partie de rire entre nous et puis…à l’armée, ne mangeait on pas dans les rations, la boîte de « singe » qui était le même produit.

On a bien fait rire les chevaux sauvages qui se roulèrent dans le sable pour se moquer des rigidités alimentaires d'un « blanc » qui ne voit pas la différence entre le boeuf en boîte rouge, le boeuf en boîte verte ; celui qui vient d'Australie et celui qui vient de Nouvelle-Zélande…

Tags: cuisine
Bonsoir alors cette journée de jeudi elle était comment??? bien j'espère je passe te souhaiter une belle et agréable soirée avec mon vote pour ton blog
Astre
Sincèrement je préfère la langouste aussi!!!
sympa les chevaux qui se tordent de rire ds le sable
Bonne fin de semaine pour toi et vraiment merci
je passe un beau moment grâce à toi
Bisous et vote
Mona