
Rasta est un maraîcher de la brousse. Son immense jardin (faa pù) est situé dans le haut de la vallée de Hakamoui. Il a tout d'abord débroussé un terrain envahi d'acacias. Le travail s'est fait à la main, il a fallu déraciner et brûler… un travail interminable ! Mais on est tout de suite frappé par la qualité de la terre : légère et bien noire.


Ce qui frappe quand on arrive dans son faa pù, c'est l'absence des outils habituels du jardinier : pas de pelle, pas de bêche, pas de râteau. Le seul outil c’est la barre à mine, pointue d'un côté et plate de l'autre pour retourner la terre. Aucun engin motorisé n'est utilisé. On fait avec les moyens locaux ; le courage étant l'outil principal. L'eau est captée dans la vallée voisine, un robinet perceur ayant été installé sur une conduite en amont, les salades sont en bonne santé.

Rasta me signale que son père a nourri sa famille de la même façon et il y avait 14 enfants !
Ici, il ne faut pas compter les heures et ne pas se décourager car les poules et les coqs sauvages sont nombreux et détruisent bon nombre de concombres, tomates et autres légumes. Bien sûr il y a le piège à noix de coco qui normalement se referme sur les volatiles mais ceux-ci ont appris à le déjouer et notre jardinier est désolé de voir régulièrement son travail altéré.

On trouve toutes sortes de légumes, de la salade aux tomates en passant par les concombres, choux et les incroyables « radis »… car c'est bien la première fois que je vois ces légumes aux Marquises. Mais là aussi j'ai été abasourdi en voyant qu’ils étaient semés dans des caisses puis repiqués… Une pratique tout à fait originale quand on sait que ces légumes poussent facilement en pleine terre ; mais ici, il y a les « moa » ! (coqs)

Rasta est un marquisien de la nouvelle génération ; champion de pirogue, il rejoint son faa pù avec une moto de trial, le walkman sur les oreilles, les lunettes de soleil dernier cri… et une joie de vivre qui met de bonne humeur.


En remontant vers la piste, nous passons à côté de son « hae » (maison) ; on va plutôt dire son toit. Ici, le ciment coûte très cher car il faut le faire venir par la goélette. Alors les constructions avancent à petits pas. Mais avec un peu d'imagination, on entend l'eau couler dans la future salle de bain, on imagine ce que sera la cuisine et la chambre à coucher, car aux marquises, les rêves sont les amis quotidiens des individus et même si les mots n'ont pas toujours le pouvoir de bien expliquer les projets, les gestes les remplacent efficacement.

wwwwouuuuuuuuuuaaaaaaaa Amoureuse de la culture de tout c est magnifique excellent on va finir par tous y venir .
Sans t oublier biensur t es d un charmeeeeeeeeeeeeeeeeeee héééééééééééé a en perdre la tete .
A bientot