
On est frappé par l’ambiance que les lieux dégagent. De solides tikis, nombreux et massifs gardent les deux principaux « pae pae ». En arrivant, mon ami marquisien, originaire d’une petite vallée voisine et ayant vécu dans une maison en bambou, me dit : « rassure-toi, on a fait bénir au moins cent fois l’endroit, on ne risque plus rien…tu sais, ici , c’était un lieu sacré »
Et la visite confirme les impressions : en voyant à côté de chaque tiki, une pierre polie placée pour poser le cou de la victime à sacrifier et des trous utilisés pour l’aiguisage des outils, on comprend qu’il y a eu de très nombreux sacrifices.

Vehea le tiki, à droite, la pierre polie où avait lieu le sacrifice; au premier plan les aiguisoirs
Plus haut, dans le deuxième pae pae, on trouve un grand trou typique des sites marquisiens : « quand j’étais petit, je l’ai vu rempli d’ossements humains… »

En quittant l’endroit, on se dit que c’est une chance d’avoir vu ce tohua intact et authentique. Une restauration laissera-t-elle la magie et l’émotion à ce niveau…
