
Le haka, c'est une danse d'intimidation, c'est une prière, c'est aussi parfois la reconstitution de l'histoire d'un héros. On sent très bien qu’il est un support dans lequel les individus peuvent projeter leur agressivité de façon pacifique.
C'est un acte qui est pris très au sérieux par les danseurs, les spectateurs et les gens de la tribu concernée (ici, la tribu des « Naiki »). L'image de marque est très dépendante de la qualité du spectacle.
Un bon danseur de haka bénéficie d'une notoriété réelle dans la société ; il en est de même pour un batteur de pahu. Les danseurs prononcent des mots issus de l'histoire de leur tribu prenant des voix menaçantes et des regards incisifs souvent tournés vers le ciel. Le cri du cochon, animal vénéré, est toujours présent et la règle veut qu'il soit émis par des contractions du ventre. Le danseur en transe semble détaché de la réalité et son visage montre qu'il est dans la légende.